Étincelles de conscience – 2ème partie

Évoluer vers la Liberté de l’Être

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La VIE est le meilleur maître

Tu as longtemps exploré des sentiers qui te conduisaient dans le fourré piquant des expériences épineuses. Cela t’a permis de vivre des apprentissages dans la douleur. Ton ‘corps’ de douleur est maintenant prêt à ‘éclater’ et à se dissoudre. Désormais, tu choisiras le sentier de la Lumière sur lequel tu évolueras à travers des expériences dans la joie, la sagesse et l’amour.


La vie dans le théâtre d’ombres m’a permis d’expérimenter tout ce que je ne suis pas. Il m’a donné l’occasion d’explorer de nombreux recoins sombres dans les étages inférieurs. Avec gratitude, j’ai accueilli l’apprentissage que tout ce qui n’est pas dans la Lumière n’est que maya. Comme toi, j’ai pris conscience que l’illusion majeure dans ce théâtre est la séparation. Tout comme au crépuscule quand la nuit tombe je me rends compte de l’existence du jour, l’expérience de la séparation permet de prendre conscience que seule l’unité existe véritablement et que tout est (inter)connecté. Alors, les deux séparations majeures au théâtre d’ombres, -qui ont englouti les êtres humains dans le marasme de la souffrance-, sont bel et bien celles de l’esprit-matière et du masculin-féminin.

Sur le sentier épineux, mon esprit (rationnel) a créé, à partir de la dualité, mon monde factice où l’ego a incarné le rôle de maître du jeu. Tandis que le sentier de la Lumière, que j’ai choisi d’emprunter en conscience, me conduit dans des espaces (étages) de conscience où l’unité-amour est le seul maître de Vie (maître de maison).

« Qui est l’Architecte? », me suis-je alors demandé. Qui a bâti ma maison à l’image de la grande ‘Maison’ qui est l’univers ? Ma maison individuelle n’est-elle pas qu’une fractale de la ‘Maison universelle’ ?

Je suis conscient que (seul) l’esprit crée. Ma perception et mon discernement ont scruté deux formes d’esprit : le petit esprit et le grand esprit. Ce dernier parle à voix basse et douce en mon Soi intérieur. Le premier parle (souvent) à voix haute et forte en mon soi extérieur. Dans un premier temps, je me suis souvent posé la question : « Qui parle » ? En affûtant progressivement le discernement du cœur, j’ai pu les entendre de plus en plus distinctement. La voix du Grand Esprit fait vibrer et résonner le cœur ou crée une sensation de l’ordre du bien-être dans ma poitrine. La voix du petit esprit fait résonner le mental qui évalue selon les registres « intéressant », « passionnant », « captivant » (ou l’inverse) et interprète, juge, compare… Ce petit détour pour préparer la réponse à la question de l’architecte. Avec ce qui précède, il semble évident que seule la voix du Grand Esprit peut me souffler la réponse.


Le grand Architecte est l’Esprit (universel). Il est perfection et ne peut créer que perfection. De sa Pensée émane la Création. La Maison (l’Univers) du Créateur est parfaite, infinie et éternelle.

Qui donc a créé la pagaille et la confusion de ce monde ?

À ton niveau, tu es l’architecte de ta maison. Avec ton (petit) esprit, en te servant de ton libre arbitre, tu as créé les imperfections et limitations qui ne sont que le fruit de ton ignorance. Cette dernière se crée parce que tu permets à ton petit esprit de créer sans être éclairé par la Lumière (l’Intelligence) du cœur.


Alors s’est révélé à moi comment mon petit esprit s’est accaparé le rôle du faux architecte pour bâtir ma maison avec toutes les imperfections et vices (cachés) que je peux constater aujourd’hui. Quel imposteur et apprenti sorcier !

Soudain, j’ai eu la vision (intérieure) de ma maison originelle. Je voyais une maison pure et lumineuse tel un temple de cristal. Tout semblait transparent et harmonieux. Les deux couleurs majeures étaient un blanc opalescent et un blanc doré. Les étages étaient distincts mais perméables. Ce qui me surprenait le plus, c’était qu’il n’y avait aucun étage au sous-sol. Tous les étages bénéficiaient d’une lumière resplendissante, mais nuancée distinctement à chaque étage, comme si chaque étage était habité par d’autres qualités essentielles, toutes sublimes. 


Jamais je n’avais vu une maison aussi belle et harmonieuse, dont ma description ne peut être qu’un pâle reflet, car indescriptible par mes mots beaucoup trop limités. Je percevais que cette maison était bâtie à l’image de la Grande Maison, certes à un niveau vibratoire aux octaves bien en dessous, mais parfaitement accordée.

« Comment les étages du sous-sol ont-ils été créés ? », me suis-je demandé.


Maintiens fermement la vision originelle de ta maison (de ton être avec ses corps). Cela te permettra progressivement de réaccorder la note de ta maison à la note originelle.


Dès l’instant où le petit esprit s’est arrogé le rôle du créateur, -à la place du grand esprit accordé à l’Esprit de l’Architecte-, les disharmonies ont foisonné. C’est comme si les trois premiers étages des maisons avaient été alors engloutis par de gigantesques avalanches (ou pluies) de boue, les privant ainsi durablement de lumière. Ensuite, le petit esprit a installé son royaume dans les étages du sous-sol, devenus les prisons pour les êtres ignorants, dépourvus de (la vraie) lumière. 
Il ne s’agit là que d’une métaphore qui peut sembler complètement loufoque, je te l’accorde. À toi de discerner en quoi elle peut (tout de même) traduire le réel, ou pas.


Seules les créations du grand Architecte sont réelles ainsi que toutes les créations accordées à Sa note. Elles expriment des réalités sur des plans de fréquences vibratoires multiples. Cependant, toute création du mental rationnel non accordée au diapason de l’Architecte, n’est qu’illusion.

Qu’est-ce qui me maintient encore dans les étages, englouti par la boue ?

Ton mental, que tu as utilisé tel un instrument mal accordé, a créé une enveloppe autour de ton être. Tu l’as souvent nommé ‘personnalit’é ou ‘ego’ ou encore ‘soi extérieur’. Peu importe son appellation. Il est temps de purifier et dissoudre cette couche (enveloppe) qui chez certains êtres peut prendre la forme d’véritable armure.
La perspective que cette enveloppe disparaisse te remplit de peur et te retient dans ton monde factice. C’est la peur de perdre ton illusion à laquelle tu t’es attaché et identifié pendant des éons.


Souviens-toi de qui Tu Es vraiment : Un courant de Vie (universel et divin) individualisé, l’expression de ce qui est appelé la puissante ‘Présence Divine’.

Je laisse résonner dans les profondeurs de mon être cette connaissance (intérieure) qui m’a été révélée et je prononce encore et encore avec ma voix intérieure les paroles : « Je Suis un courant de Vie individualisé qui exprime la puissante Présence Divine. » Voilà qui est dit !

Peut-être décides-tu ici d’arrêter ta lecture soit parce qu’il s’est révélé à toi Qui Tu Es, soit parce que tu trouves que je délire complètement ! Dans le premier cas de figure, tu fais la conclusion erronée de croire qu’il suffit de savoir Qui Tu Es, oubliant que l’essentiel est de réaliser (manifester) pleinement Qui Tu Es. Dans le deuxième cas de figure, ton attachement à ton enveloppe fictive semble encore te rassurer. C’est un peu comme un comédien qui est rassuré de s’identifier à son costume lorsqu’il joue sur scène, ignorant que seul l’acteur qui interprète son rôle sans costume et sans (sur)jouer, est vrai.

Ce n’est qu’au moment où je dépose le costume et agis sans jouer de rôle que je commence à monter sur la scène de la Vie et incarne mon être véritable. C’est à ce moment que la formule ‘Je fais pour être’ s’inverse en ‘Je Suis pour faire (agir)’. J’ai alors passé de la scène du théâtre d’ombres à la scène de la Vie de Lumière. Dans les deux cas, c’est la Vie qui m’apprend et me fait évoluer. En fonction de la scène que je choisis, ce sera à travers la souffrance ou à travers la joie et la sagesse.

Tout ce que je vis n’est que le fruit de mes choix et de mes intentions. C’est ainsi que je sème la (nouvelle) cause pour récolter ultérieurement les fruits des conséquences en accord avec la grande loi.