Étincelles de conscience – 2ème partie

Évoluer vers la Liberté de l’Être

Remarque préalable :

Avec ce chapitre s’achève l’expérimentation du projet d’écriture d’un livre publié en cours d’écriture et en ligne.

Je me rends compte que la longueur des chapitres ainsi que la profondeur des propos ne se prêtent pas particulièrement à une lecture en ligne sur l’écran d’un téléphone ou d’un ordinateur.

Le papier invite davantage le lecteur à prendre le temps pour une lecture plus en profondeur.

Si cela s’avère juste, l’écriture du texte continuera et débouchera ultérieurement sur une publication sous forme d’un livre.

Je remercie chaleureusement tous les lecteurs et lectrices qui ont accueilli les messages et partages contenus dans les 15 présents chapitres (1ère et 2ème partie).

6

Les deux élans d’évolution: 

la libération et l’activation

Sur ton sentier de libération, tu te désidentifies de plusieurs couches de vieux habits : d’abord de ton ego qui s’est construit à partir de tes blessures et de tes peurs. Tu l’as construit, en grande partie, de façon inconsciente. Ensuite, tu te désidentifies de ton corps. Cela n’enlèvera pas la conscience cellulaire, car les cellules sont imprégnées de conscience et continueront à faire partie de tes champs de conscience. Donc, tu n’es ni ton ego ni ton corps.

Plus tard sur ton parcours d’évolution – ce qui peut te sembler encore improbable actuellement –, tu seras invité à te désidentifier de ton existence et enfin, de ton soi (incarné). D’ici là, ta conscience (issue) de l’expérience s’élargira considérablement, rendant cela possible. Pour l’instant, il suffit d’ouvrir cette perspective dans ton esprit.

Je suis en gratitude avec la guidance de l’esprit de mon cœur, qui lui-même est la prolongation de l’Esprit universel et divin. Je suis conscient que c’est mon guide véritable et que je n’ai plus besoin de chercher de la guidance à l’extérieur. C’est avec joie que je partage les expériences et les prises de conscience que je vis sur mon parcours d’évolution avec autrui, lesquelles peut-être, l’inspireront ou pas.

Les réponses aux questions fondamentales : « Qui es-tu ? D’où viens-tu ? et Où vas-tu ? » te conduiront à la (véritable) Connaissance. Toutes les connaissances (du monde matériel) que tu as pu acquérir sont futiles et insignifiantes.

Le cheminement sur le sentier matériel est facile, au début, mais devient de plus en plus compliqué. Il m’empêtre dans un brouillard de plus en plus opaque, d’où il devient de plus en plus difficile de sortir. Le sentier spirituel (de l’esprit) est difficile au début; il demande un effort et un engagement notable, mais se révèle de plus en plus simple et limpide par la suite.

Je peux discerner deux élans qui propulsent mon évolution : la libération et l’activation. Les deux opèrent simultanément, comme deux mouvements superposés. 
Le premier mouvement consiste à me libérer du (faux) monde avec ses programmes erronés, ses fausses croyances et à me libérer de mes blessures et de mes peurs. 
Le deuxième mouvement me conduit à l’activation de la vie de plus en plus vraie qui se révèle à partir de mon cœur. C’est un parcours menant de la lumière sombre à la lumière claire qui n’a plus de contraires. J’active, par exemple, la conscience éveillée, l’union et l’amour, la sagesse et la force (divine) et ainsi de suite pour enfin arriver dans la liberté et la béatitude.

À plusieurs reprises, j’ai appelé cela ‘vivre la nouvelle vie’ ou encore ‘habiter les étages supérieurs de la maison’. Ainsi, en commençant à habiter le cinquième étage, l’amour (universel) et l’union s’activent nouvellement. Parallèlement à cela, je continue à (me) libérer de tout ce qui encombre ma maison et qui n’a plus lieu d’être.

Ta vie prendra du sens, lorsque tu auras appris à aimer.
 Aimer c’est vivre et vivre c’est aimer.
 Si tu n’aimes pas, tu ne vis pas !
 Aime-toi toi-même et tu sauras aimer les autres 
et les autres t’aimeront.

Après mes premières incursions dans le cinquième étage et ayant (nouvellement) fait l’expérience de l’Amour (universel), j’ai cru arriver à l’aboutissement de mon parcours. Certes, il s’agit d’une étape majeure et essentielle, mais le cheminement continue et j’ai bien l’impression que ce mouvement d’évolution se poursuit éternellement et à l’infini. Je ne dis pas ça pour me décourager, bien au contraire, cela me permet de rester dans une attitude humble face à l’infinie grandeur de l’Oeuvre universelle et, en plus, évite aussi que je puisse être tenté de me reposer sur mes lauriers.

Activer nouvellement une faculté me permet de la ré-intégrer dans mon être. C’est un processus analogue à celui de la guérison des blessures de la personnalité, mais à une octave supérieure : lorsque je refoule un vécu traumatisant, cela bloque l’énergie qui est comprise dans ce vécu. En m’ouvrant à celui-ci (en le guérissant), je peux le ré-intégrer dans mon être et l’énergie vitale bloquée auparavant peut à nouveau circuler librement.

Le (quadruple) processus de désidentification réveille la peur existentielle, quand une notion se dissout pour devenir une autre :

Lorsque je me désidentifie de l’ego (du soi extérieur), ce dernier est dissout pour devenir le soi intérieur du cœur. Autrement dit : l’ego meurt pour renaître en tant que soi du cœur.

Quand je me désidentifie de mon corps, ce dernier est réintégré dans l’être global que je suis. Dorénavant, je suis profondément conscient que ce corps, certes précieux, n’est qu’un habit. Même lorsqu’un jour (en tant qu’âme) j’enlèverai cet habit, l’être que je suis continuera à vivre. Ainsi, ma peur existentielle de la mort se révèle ne pas être réelle et peut disparaître progressivement.

Écoutant déjà un morceau de musique d’à-venir, celui-ci chante :

Plus tard, lorsque je me désidentifierai de ma vie, se révèlera à ma conscience (issue de l’expérience) que ma vie n’est qu’un ensemble (une série) d’expériences, mais que ce n’est pas moi. C’est un peu comme si je regardais le film de ma vie, conscient que je ne suis pas le film.

Enfin, mon soi (du cœur) se fondra complètement dans l’unité totale pour être UN. Aura-t-il disparu pour autant? Non, il sera juste devenu l’univers. Il aura re-trouvé, re-joint la Source. Le courant de vie individualisé, qui avait quitté la Maison (originelle) il y a des éons, l’aura retrouvée.

Je trouve cette musique, même si elle semble chanter un futur lointain, extrêmement stimulante et encourageante, car elle ouvre la voie à mon cheminement, donne un sens joyeux et une orientation claire.

Tu es maintenant invité à explorer dans ton quotidien des états d’amour et de conscience du cœur.

Retrouver ma maison afin de pouvoir retourner à la Maison de l’univers et divin ? Sera-t-il indispensable d’habiter nouvellement tous les étages de ma maison, juste pour pouvoir retourner à la grande maison ? Ne puis-je pas y aller directement, sans le détour qui m’amène à passer d’abord par tous les étages de ma propre maison ? La réponse est non ! Il n’y a pas d’ascenseur qui me fait monter au dernier étage, pas de télécabine qui m’amène, sans effort, au sommet de la montagne. Je suis amené à faire l’intégralité du chemin. Cela ne va pas sans engagement ni effort ni discipline. C’est la raison pour laquelle le sentier spirituel (de l’esprit) n’est pas une affaire pour les paresseux. Ces derniers choisissent consciemment ou inconsciemment la voie matérielle où ils peuvent consommer en lézardant, sans effort et sans accueillir les challenges que l’évolution leur propose pour apprendre.

Notre existence a été réduite à ne vivre que sur deux étages au lieu des douze : le rez inférieur et supérieur. Alors, le passage essentiel sera vécu à partir du 12ᵉ étage. Encore une fois, je n’évoque pas cela pour me décourager, mais pour avancer avec clarté, courage et détermination, sans me faire des illusions. D’ailleurs, au cas où quelqu’un te proposerait un raccourci alléchant, sois sûr qu’en réalité, il te fait dévier de ton chemin. Alors, gare aux vendeurs de faux raccourcis !

J’apprends donc à vivre et à habiter progressivement tous les étages de ma maison simultanément. Au début, ça peut parfois te paraître lent et ardu puis, d’un coup s’accélérer à te donner le vertige et te faire évoluer de façon exponentielle.

Avance en totale confiance en la grandeur et la force de ta présence divine et universelle dans ton cœur ! Ainsi tout devient possible et plus rien ne pourra ni t’arrêter ni te retarder sur le chemin. Tu seras alors le chemin et l’aboutissement à la fois !

Étincelles de conscience – 2ème partie

Évoluer vers la Liberté de l’Être

5

De la peur à l’unité d’amour

Ne vivre plus que dans l’Être, la Conscience et la Béatitude est le but suprême à atteindre.


La porte qui mène au cinquième étage de ma maison est entrouverte. Je me tiens sur le seuil, alors qu’une puissante sensation d’ouverture et d’union se manifeste dans ma poitrine. Je ressens en conscience que c’est l’amour qui génère cette sensation. En cet instant, l’amour se présente à moi comme un mouvement d’union qui, dans son état pur, me conduit à l’union avec tout et le Tout.

Comme toi, j’ai passé par l’expérience où j’ai associé l’amour à une relation affective et vécu cette relation dans l’affectivité et l’émotivité. Ce vécu faisait résonance dans le plexus solaire et générait une sensation dans l’abdomen. Je pouvais ainsi par exemple ressentir des « papillons dans le ventre ». C’est certes un ressenti agréable ou peut-être même excitant, mais aujourd’hui je suis conscient que cela n’a rien à voir avec l’amour. Il s’agit d’une sensation associée au plexus solaire (du troisième étage) alors que l’amour que j’explore au cinquième étage est associé au (chakra du) cœur et génère une sensation dans la poitrine.

Ce mouvement d’union engendré par l’amour inclut tout et est interconnecté avec tout. Au début, cela me donne l’impression que mon cœur (et ma poitrine) s’ouvre et s’expand au risque d’exploser jusqu’au moment où je réalise que son état d’expansion naturel englobe tout l’univers. L’amour (du cœur) est hors espace-temps, il n’est ni extérieur ni intérieur, mais partout. Il est en lien permanent avec toute expression de vie, partout et éternellement. Il régit et maintient toute relation dans la justesse, que ce soit le juste rapport entre les astres ou entre les êtres. Cela crée le son d’union. Ce mouvement d’union issu de l’amour est une (la) force créatrice essentielle dans la grande vie. L’amour est donc à la base de toute création et toute création non réalisée dans l’amour est hors la loi (universelle), elle n’a donc pas de raison d’être et est vouée à disparaître.

Cela m’amène à un nouveau processus d’apprentissage (par l’expérience) : vivre toutes les relations comme une relation d’amour.


L’amour ne crée (n’est) pas un sentiment, mais une sensation d’union. Il est l’expression d’un état d’être.

J’ai commencé par transformer ma perception de l’amour. Cela consiste à transcender l’affectivité et l’émotivité en une sensation d’union profonde. Puisque dans ce vécu la notion spatiotemporelle -que j’ai pu expérimenter au troisième étage- disparaît, ce vécu devient instantané et crée une résonance dans le cœur. En réalité, l’union est (toujours) vécue au niveau de l’âme, laquelle génère certes une résonance dans le cœur.


La clé pour entrer dans la conscience du cinquième étage de ta maison originelle est la sensation et le ressenti d’union.


Alors que j’ai pu explorer dans les étages inférieurs des relations dans lesquelles deux êtres, qui se sont vécus comme séparés l’un de l’autre, ont progressivement créé une union, au cinquième étage cependant la relation peut se déployer à partir de l’union et créer des partitions et musiques qui expriment une multitude de facettes de l’amour. Cela me permet de vivre de réelles rencontres qui sont vibrantes et stimulantes pour les deux êtres, indépendamment du fait qu’il s’agisse d’une rencontre avec un minéral, une plante, un animal, un humain ou une énergie subtile (soit au-delà des cinq sens physiques).

Plus j’explore la vie au cinquième étage, plus ma maison se transforme. En fait, je devrais dire, ma façon de vivre (dans) la maison change. Vivre au cœur de l’amour me permet d’intégrer les étages inférieurs (du sous-sol). Avant, je pouvais ressentir la vie dans la cave comme une sorte de prison où ma liberté était sérieusement restreinte. Dorénavant, je considère les étages du sous-sol comme des étapes d’apprentissage qui m’ont permis d’expérimenter la dualité, la séparation et l’ignorance qui, à la lumière de l’amour, se révèlent certes comme illusion. Quel enseignement de pouvoir expérimenter la séparation, au point où cela fait tellement mal que l’amour se révèle à moi comme le seul état d’être véritable. C’est un peu comme quand, après une nuit qui semblait interminable, je découvre la vie à la lumière du jour. Dès lors, je vis « avec » les étages du sous-sol mais sans m’y identifier.


Lorsque je porte un regard d’amour sur la vie dans la cave, je peux éprouver de la compassion pour ce qui s’y passe, sans porter de jugement qui générerait immédiatement une réaction émotive. Ainsi, les expériences vécues dans la vie à la cave représentent une étape sur le parcours d’évolution. Comme à l’école, une fois les leçons apprises et intégrées dans une classe, je passe à la suivante. Personne n’aurait l’idée de passer toute sa vie dans la même classe, n’est-ce pas !

Au quatrième étage (de ta maison), tu as pris conscience que l’amour universel t’ouvre la porte à des vécus de conscience plus élevés. En vivant cet amour, tu pourras accéder aux étages (dimensions) supérieur(e)s.

J’ai l’élan de partager avec toi une expérience que j’ai vécue à l’étage de l’amour intégral. Tu es bien sûr libre de l’accueillir ou de la rejeter en la jugeant farfelue.

Au cinquième étage, les bruits omniprésents des étages inférieurs s’estompent et j’entre dans les douces notes du silence. Ainsi, je me suis adonné à ce silence, centré dans l’espace sacré de mon cœur et plongé dans un état intérieur profond et expansé. S’est alors produit ce qui suit : dans une vision et un vécu intérieur, les étages inférieurs de ma maison s’enflamment tout à coup et sont envahis par un puissant feu de couleur violette. Ce feu semble entrer par le toit, qui est doté d’une ouverture, traverser tous les étages pour ensuite flamboyer d’une puissance inégalée dans les étages inférieurs. Ce même feu semble ravager tous les vécus du sous-sol, mais, à mon étonnement, sans faire les dégâts que produit un feu habituellement, mais plutôt en purifiant et transmutant les expériences vécues dans ces étages. Tout mon être est pendant un bref instant secoué comme s’il vivait l’explosion d’un volcan. Sur le point d’être brisé intérieurement, les flammes s’apaisent alors pour laisser une forte sensation d’apaisement, de liberté et de compréhension aimante pour la vie dans les sous-sols. Cet événement avait pour conséquence de transformer le sous-sol en une fondation pure, saine et solide de ma maison, alors qu’avant il constituait une base souvent bien fragilisée.

Lorsque tu t’abandonnes à des vécus intérieurs, tu peux atteindre un état d’ouverture à l’amour et ainsi ressentir l’union. Couplé d’un état de conscience expansif, cela te donne accès à de multiples dimensions de conscience toutes sublimes.

Au 5ᵉ étage, je me reconnais en tant que puissant créateur divin. Je reprends ma souveraineté de créateur de (ma) vie et exprime un « non » clair et ferme à toute influence extérieure voulant s’infiltrer dans ma maison à travers mon inconscient, donc sans que je m’en rende compte. Le cinquième étage est éclairé par la lumière de l’amour, une lumière qui n’a pas d’ombre. Seule la lumière, à partir d’une certaine densité, connait une polarité opposée que l’on pourrait nommer ombre. À partir d’une certaine fréquence vibratoire, cet opposé disparait car la dualité disparait et il n’y a plus que l’union. 
Observe d’ailleurs que lorsque tu éclaires un espace obscur avec de la lumière, l’obscurité disparait, tandis que l’obscurité ne peut pas faire disparaître la lumière. C’est impossible ! Elle ne peut que (momentanément) obscurcir l’afflux de lumière, comme c’est le cas dans la cave d’une maison.

L’amour, étant (aussi) lumière, s’exprime dans un mouvement créateur qui se manifeste en tant qu’onde de forme. Je peux ressentir et voir ces ondes de forme qui sont au-delà de l’espace-temps. Cela permet une fusion complète. 
Si, par exemple, sur le plan physique la fusion avec un autre être est très limitée, alors que sur un plan d’amour-lumière, les champs de lumière des deux êtres peuvent entrer dans une fusion complète. Puisque cela se passe hors temps, peu importe la durée du vécu. Que la fusion se produise pendant un millième de seconde, plusieurs minutes ou des heures ne change rien par rapport à la profondeur de la sensation. 
La fusion (lumineuse) peut alors générer des sensations d’une paix profonde, d’une stimulation ou exaltation, d’une grâce, d’une joie intense et pétillante ou encore d’une extase.

Dans une véritable ouverture d’amour, tu peux vivre des moments d’union en conscience avec des sensations profondes et intenses.

Étincelles de conscience – 2ème partie

Évoluer vers la Liberté de l’Être

4

La VIE est le meilleur maître

Tu as longtemps exploré des sentiers qui te conduisaient dans le fourré piquant des expériences épineuses. Cela t’a permis de vivre des apprentissages dans la douleur. Ton ‘corps’ de douleur est maintenant prêt à ‘éclater’ et à se dissoudre. Désormais, tu choisiras le sentier de la Lumière sur lequel tu évolueras à travers des expériences dans la joie, la sagesse et l’amour.


La vie dans le théâtre d’ombres m’a permis d’expérimenter tout ce que je ne suis pas. Il m’a donné l’occasion d’explorer de nombreux recoins sombres dans les étages inférieurs. Avec gratitude, j’ai accueilli l’apprentissage que tout ce qui n’est pas dans la Lumière n’est que maya. Comme toi, j’ai pris conscience que l’illusion majeure dans ce théâtre est la séparation. Tout comme au crépuscule quand la nuit tombe je me rends compte de l’existence du jour, l’expérience de la séparation permet de prendre conscience que seule l’unité existe véritablement et que tout est (inter)connecté. Alors, les deux séparations majeures au théâtre d’ombres, -qui ont englouti les êtres humains dans le marasme de la souffrance-, sont bel et bien celles de l’esprit-matière et du masculin-féminin.

Sur le sentier épineux, mon esprit (rationnel) a créé, à partir de la dualité, mon monde factice où l’ego a incarné le rôle de maître du jeu. Tandis que le sentier de la Lumière, que j’ai choisi d’emprunter en conscience, me conduit dans des espaces (étages) de conscience où l’unité-amour est le seul maître de Vie (maître de maison).

« Qui est l’Architecte? », me suis-je alors demandé. Qui a bâti ma maison à l’image de la grande ‘Maison’ qui est l’univers ? Ma maison individuelle n’est-elle pas qu’une fractale de la ‘Maison universelle’ ?

Je suis conscient que (seul) l’esprit crée. Ma perception et mon discernement ont scruté deux formes d’esprit : le petit esprit et le grand esprit. Ce dernier parle à voix basse et douce en mon Soi intérieur. Le premier parle (souvent) à voix haute et forte en mon soi extérieur. Dans un premier temps, je me suis souvent posé la question : « Qui parle » ? En affûtant progressivement le discernement du cœur, j’ai pu les entendre de plus en plus distinctement. La voix du Grand Esprit fait vibrer et résonner le cœur ou crée une sensation de l’ordre du bien-être dans ma poitrine. La voix du petit esprit fait résonner le mental qui évalue selon les registres « intéressant », « passionnant », « captivant » (ou l’inverse) et interprète, juge, compare… Ce petit détour pour préparer la réponse à la question de l’architecte. Avec ce qui précède, il semble évident que seule la voix du Grand Esprit peut me souffler la réponse.


Le grand Architecte est l’Esprit (universel). Il est perfection et ne peut créer que perfection. De sa Pensée émane la Création. La Maison (l’Univers) du Créateur est parfaite, infinie et éternelle.

Qui donc a créé la pagaille et la confusion de ce monde ?

À ton niveau, tu es l’architecte de ta maison. Avec ton (petit) esprit, en te servant de ton libre arbitre, tu as créé les imperfections et limitations qui ne sont que le fruit de ton ignorance. Cette dernière se crée parce que tu permets à ton petit esprit de créer sans être éclairé par la Lumière (l’Intelligence) du cœur.


Alors s’est révélé à moi comment mon petit esprit s’est accaparé le rôle du faux architecte pour bâtir ma maison avec toutes les imperfections et vices (cachés) que je peux constater aujourd’hui. Quel imposteur et apprenti sorcier !

Soudain, j’ai eu la vision (intérieure) de ma maison originelle. Je voyais une maison pure et lumineuse tel un temple de cristal. Tout semblait transparent et harmonieux. Les deux couleurs majeures étaient un blanc opalescent et un blanc doré. Les étages étaient distincts mais perméables. Ce qui me surprenait le plus, c’était qu’il n’y avait aucun étage au sous-sol. Tous les étages bénéficiaient d’une lumière resplendissante, mais nuancée distinctement à chaque étage, comme si chaque étage était habité par d’autres qualités essentielles, toutes sublimes. 


Jamais je n’avais vu une maison aussi belle et harmonieuse, dont ma description ne peut être qu’un pâle reflet, car indescriptible par mes mots beaucoup trop limités. Je percevais que cette maison était bâtie à l’image de la Grande Maison, certes à un niveau vibratoire aux octaves bien en dessous, mais parfaitement accordée.

« Comment les étages du sous-sol ont-ils été créés ? », me suis-je demandé.


Maintiens fermement la vision originelle de ta maison (de ton être avec ses corps). Cela te permettra progressivement de réaccorder la note de ta maison à la note originelle.


Dès l’instant où le petit esprit s’est arrogé le rôle du créateur, -à la place du grand esprit accordé à l’Esprit de l’Architecte-, les disharmonies ont foisonné. C’est comme si les trois premiers étages des maisons avaient été alors engloutis par de gigantesques avalanches (ou pluies) de boue, les privant ainsi durablement de lumière. Ensuite, le petit esprit a installé son royaume dans les étages du sous-sol, devenus les prisons pour les êtres ignorants, dépourvus de (la vraie) lumière. 
Il ne s’agit là que d’une métaphore qui peut sembler complètement loufoque, je te l’accorde. À toi de discerner en quoi elle peut (tout de même) traduire le réel, ou pas.


Seules les créations du grand Architecte sont réelles ainsi que toutes les créations accordées à Sa note. Elles expriment des réalités sur des plans de fréquences vibratoires multiples. Cependant, toute création du mental rationnel non accordée au diapason de l’Architecte, n’est qu’illusion.

Qu’est-ce qui me maintient encore dans les étages, englouti par la boue ?

Ton mental, que tu as utilisé tel un instrument mal accordé, a créé une enveloppe autour de ton être. Tu l’as souvent nommé ‘personnalit’é ou ‘ego’ ou encore ‘soi extérieur’. Peu importe son appellation. Il est temps de purifier et dissoudre cette couche (enveloppe) qui chez certains êtres peut prendre la forme d’véritable armure.
La perspective que cette enveloppe disparaisse te remplit de peur et te retient dans ton monde factice. C’est la peur de perdre ton illusion à laquelle tu t’es attaché et identifié pendant des éons.


Souviens-toi de qui Tu Es vraiment : Un courant de Vie (universel et divin) individualisé, l’expression de ce qui est appelé la puissante ‘Présence Divine’.

Je laisse résonner dans les profondeurs de mon être cette connaissance (intérieure) qui m’a été révélée et je prononce encore et encore avec ma voix intérieure les paroles : « Je Suis un courant de Vie individualisé qui exprime la puissante Présence Divine. » Voilà qui est dit !

Peut-être décides-tu ici d’arrêter ta lecture soit parce qu’il s’est révélé à toi Qui Tu Es, soit parce que tu trouves que je délire complètement ! Dans le premier cas de figure, tu fais la conclusion erronée de croire qu’il suffit de savoir Qui Tu Es, oubliant que l’essentiel est de réaliser (manifester) pleinement Qui Tu Es. Dans le deuxième cas de figure, ton attachement à ton enveloppe fictive semble encore te rassurer. C’est un peu comme un comédien qui est rassuré de s’identifier à son costume lorsqu’il joue sur scène, ignorant que seul l’acteur qui interprète son rôle sans costume et sans (sur)jouer, est vrai.

Ce n’est qu’au moment où je dépose le costume et agis sans jouer de rôle que je commence à monter sur la scène de la Vie et incarne mon être véritable. C’est à ce moment que la formule ‘Je fais pour être’ s’inverse en ‘Je Suis pour faire (agir)’. J’ai alors passé de la scène du théâtre d’ombres à la scène de la Vie de Lumière. Dans les deux cas, c’est la Vie qui m’apprend et me fait évoluer. En fonction de la scène que je choisis, ce sera à travers la souffrance ou à travers la joie et la sagesse.

Tout ce que je vis n’est que le fruit de mes choix et de mes intentions. C’est ainsi que je sème la (nouvelle) cause pour récolter ultérieurement les fruits des conséquences en accord avec la grande loi.

Étincelles de conscience – 2ème partie

Évoluer vers la Liberté de l’Être

3

Le voile se lève

Le seul véritable drame de l’humanité, c’est que les êtres humains se sont coupés de leur divinité en eux. Ainsi, ils se sont séparés de leur unique véritable Source de Vie.

Dans les étages du sous-sol de ma maison de vie, j’ai exploré le domaine physique, ce qui, en soi, ne pose aucun problème, sauf qu’une grande partie des êtres humains se sont identifiés à la vie physique comme seule réalité. Alors, en quittant le sous-sol, je suis amené à ouvrir mes vécus (également) aux réalités métaphysiques. Le physique et le métaphysique ont un lien de polarité, ce qui veut dire que l’un et l’autre sont des expressions complémentaires de la vie. Les voir dans un rapport de dualité où le physique serait considéré en opposition avec le métaphysique et exclurait ce dernier, est une erreur de pensée fondamentale (et fatale). Le physique et le métaphysique, comme expressions complémentaires, forment une unité.


J’ai évoqué à plusieurs reprises combien c’est la pensée qui crée nos réalités. Si à la base, une pensée est erronée, cela crée non seulement une compréhension de la vie qui est erronée, mais génère également de fausses réalités. Je ne m’avance pas trop en affirmant qu’une des plus grandes erreurs de pensée dans l’humanité actuelle est le (faux) concept de la dualité. À la base, tout est unité. Cette unité se manifeste par une multitude de polarités complémentaires, toujours issues de l’UN. Cela crée la grande richesse qui se déploie entre l’Unité (originelle) et la multiplicité de toutes les formes manifestées de vie. C’est magnifique, n’est-ce pas !


Et le Divin en tout ça ? Il inclut toute manifestation de vie. Le Divin, ou Dieu si tu préfères, est la Source de toute Vie. C’est le UN, l’incréé (sans forme), l’invisible, l’immuable, l’éternel et intemporel, le permanent qui n’a ni début ni fin. L’Esprit (universel), étant pure lumière, est à la fois à l’origine de tout et englobe tout. De cette Source émanent toutes les expressions de Vie. C’est la note originelle à laquelle toutes les formes de vie multiples sont (plus ou moins) accordées. Il est l’indicible, donc indescriptible avec des mots!


Je me suis toujours posé la question : « Et l’ego (avec toutes ses manifestations de vie cacophoniques) fait-il aussi partie du Divin ? ». Puisque le Divin inclut tout, la réponse est oui. Toutefois, chaque être, tel un musicien, joue d’un instrument et sa musique peut être plus ou moins pure. Cela dépend de combien son instrument est accordé à la note juste (de la Source).


Cela va de soi que ma perception et compréhension du Divin n’ont rien à voir avec un quelconque dogme d’une institution religieuse, -ce qui ne veut pas dire que l’enseignement du prophète ou Avatar qui était à l’origine n’était pas aligné et accordé à la note originelle, laquelle est exprimée bien sûr quelques octaves en dessous, afin que cela soit accessible aux êtres humains- .


Il va également sans dire que ses enseignements ont, parfois ou souvent, été malmenés et aliénés, soit par l’ignorance et une mauvaise interprétation, soit par une intention manipulatrice. Je ne fais qu’observer en disant cela et ne souhaite aucunement heurter d’éventuels esprits sensibles à ce sujet.


Plus l’instrument est désaccordé, plus les notes discordantes dans l’expression de vie sont importantes et l’ego n’est, en fin de compte, qu’un instrument mal accordé. « L’ego, peut-il être un instrument bien accordé ? », me demandes-tu. Oui, lorsqu’il se transforme en un pur courant de vie individualisé. « Alors, ce n’est plus l’ego ? ». C’est exact.


Pour revenir aux polarités ‘physique-métaphysique’, c’est-à-dire ‘esprit-matière’, je réitère l’affirmation que tout est ESPRIT (divin et universel) : l’esprit est la matière à son niveau vibratoire le plus élevé et la matière est l’esprit à son niveau vibratoire le plus bas (dense); ainsi, les deux sont les expressions complémentaires de l’ESPRIT pur, de même que les deux pôles ‘féminin-masculin’ sont l’expression du GENRE. 
D’ailleurs, lorsque par la suite j’emploierai le mot ‘spirituel’, c’est bien dans le sens de ‘ce qui est de l’ordre de l’esprit’ que je le ferai.


Je ne suis pas en train de faire de la jonglerie intellectuelle avec ce que j’évoque ici, je ne fais qu’exprimer comment la vie à l’étage (de ma maison) se révèle à moi, dans l’intention d’être le plus clair, précis et véridique possible. Il est évident que cela n’exprime aucunement une vérité absolue et engage toujours ton discernement afin de vérifier ce qui résonne juste en ton cœur.


Lorsque j’ai commencé à explorer la vie hors cave, je l’ai fait dans l’intention d’accorder mon instrument à la plus grande pureté et honnêteté qui m’est possible. Cependant, il serait malhonnête de ne pas être clair sur le fait que tout ce que j’exprime est (aussi) teinté de ma note, de mes filtres, et cela même si je fais l’effort continuel de purifier et transmuter mes filtres.


En quittant ma maison pour la voir depuis l’extérieur, j’observe que les trois premiers étages s’inscrivent dans le sol de la terre (au sous-sol). Je peux même discerner que le troisième étage se décline en rez inférieur ou rez supérieur. Le premier est dépourvu de lumière du jour, alors qu’au second, de la lumière peut affluer (comme par une sorte de puits de lumière) en fonction de l’état d’éveil et de l’orientation du regard de son habitant.


Les trois premiers étages sont associés au domaine physique ou matériel, alors qu’à partir du quatrième étage, nous entrons dans le domaine métaphysique ou spirituel (de l’esprit).
Les êtres qui s’accrochent (par ignorance ou par conviction) au matériel comme seule réalité de la vie, resteront cantonnés dans les étages du sous-sol. Ce n’est pas grave (car rien n’est grave), c’est le fruit de leur choix conscient ou inconscient, c’est tout !


La majeure partie de l’humanité actuelle vit au rez inférieur (dans les salles de cinéma) et joue en s’identifiant au théâtre d’ombres. Une partie grandissante navigue entre le rez inférieur et le rez supérieur, vivant des moments d’éveil, incité par l’afflux de lumière.


Le rez supérieur joue un rôle important dans le sens où il sert de passage vers les étages supérieurs. Sans m’y attarder trop, j’aimerais juste souligner ce qui suit: au rez inférieur, le personnage fonctionne principalement sur le modèle de l’émotivité, d’action-réaction, d’irrationalité, de blessures et de la dualité.


Au rez supérieur, à la suite des afflux de lumière (de conscience), se crée l’ouverture à une sensitivité émotionnelle et une perceptivité mentale ainsi qu’à une rationalité universelle (non pas intellectuelle) et une évolution vers l’unité. A ce stade, je peux commencer à vivre pleinement le ressenti. Celui-ci rend vivant le lien à moi-même (à mon essence) et me donne accès à des prises de conscience par le vécu intérieur.

Combien de personnes sont coupées d’elles-mêmes, soit enfouies dans une émotivité lourde et débordante, soit retranchées dans une rationalité mentale et limitante !

L’émotivité que j’ai pu explorer lorsque je me suis identifié à des vécus douloureux et des émotions lourdes, peut alors se transcender en sensitivité me permettant de découvrir toute une gamme de sensations subtiles (et légères). D’ailleurs, ce sont bien ces sensations qui guideront et stimuleront mon processus d’évolution.


Conscient que dans l’univers tout est information, je commence progressivement à ressentir l’information. En fait, la connaissance n’est rien d’autre qu’un ensemble d’informations (codées), un mouvement vibratoire qui génère une sensation. J’apprends à discerner toute une (nouvelle) gamme de sensations dans la perception de l’information. Quelle richesse et beauté de la vie se révèlent alors à moi !


Les différentes dimensions de mon être, que j’appellerai ici les corps, sont des véhicules de manifestation (de la vie). En outre, ces corps sont constitués de cellules, physiques en ce qui concerne le corps physique, et photolumineuses pour ce qui est de l’ordre du corps émotionnel et du corps mental.


Les cellules réagissent immédiatement à un vécu. Ce vécu représente un ensemble d’informations codées qui vibre à une certaine fréquence. Les cellules photolumineuses de mon corps émotionnel réagissent à cette fréquence et génèrent une sensation. 
De la même sorte, les cellules photolumineuses de mon corps mental réagissent à la fréquence de la connaissance et génèrent une perception. Percevoir, veut dire ici, voir au-delà (des apparences).


Ainsi, la sensitivité de mon corps émotionnel et la perceptivité de mon corps mental vont progressivement élargir ma perception de la/des réalité-s et remplacer la perception limitante issue de mes interprétations intellectuelles.


Je franchis ainsi la porte qui conduira au quatrième et au cinquième étage de ma maison de vie (correspondant aux deux premiers étages ‘hors cave’).

Et si tu t’installais principalement à l’étage, à commencer par les deux premiers, pour explorer (toutes) les facettes de la Vie auxquelles elles donneront accès ?

Étincelles de conscience – 2ème partie

Évoluer vers la Liberté de l’Être

2

De l’ignorance à la Conscience

Jeune aventurier, je suis parti pour découvrir le monde et ouvrir mes horizons. Ainsi, j’ai découvert la richesse et l’ampleur du monde extérieur et les expériences faites ouvraient progressivement mon esprit et ma conscience extérieure.

Aujourd’hui, je prends un nouveau départ. Cette fois, le monde à découvrir se trouve à l’intérieur de moi et l’exploration me conduira dans des espaces immensément plus vastes : l’UNivers qui m’amène vers le UN. Autrefois, mon personnage pouvait employer des moyens de transport tels que le train, les jambes, le vélo ou parfois l’avion. Aujourd’hui, le moyen de transport de l’aventurier est l’esprit (du cœur). Au départ, j’ai pensé explorer uniquement ma maison. Maintenant, je me rends compte qu’en découvrant ma maison, je découvre la Vie, car ma maison fait partie intégrante de l’univers. Cela n’a rien d’abstrait, puisque je pars avec mes sensations et ressenti du cœur et non pas avec mon intellect. Ce dernier pouvait être un véhicule utile pour la vie dans la cave, mais continuer à l’utiliser reviendrait à vouloir traverser l’océan en vélo.

L’esprit (du cœur) est une fractale de l’Esprit universel, une partie intégrante du Tout. 
L’intellect en est une forme aliénée, car séparée du Tout. Tel un organe extrait de son organisme. Hors contexte, il ne pourra jamais servir au bon fonctionnement de l’ensemble ni comprendre la vie de l’organisme.

L’Esprit me sert de guide dans la nouvelle vie aux étages supérieurs de ma maison. Il communique incessamment avec moi sous forme d’inspirations, d’impressions, des voix intérieures qui parlent dans le silence ou encore des images. Ma perceptivité au premier étage hors cave s’élargit au-delà des limitations des cinq sens physiques. Elle m’amène peu à peu vers une clairvision, une clairaudience et une clairsensitivité. Ce qui semblait une anomalie dans la vie cave-rnesque, devient désormais habituel. Ma conscience s’expand, ma vision intérieure – associée au troisième œil – se développe. À partir de cet état de conscience, je perçois le mouvement de la Connaissance universelle, je frôle l’état de conscience où tout est UN.

Il va de soi que cela amène à une grande ouverture de l’esprit, qui, jusqu’à présent, était cantonné dans la prison de la cave. Je commence peu à peu à entrevoir le fonctionnement de la Vie universelle, laquelle est régie par des lois. Les limitations de mon mental éclatent littéralement au point où je me demande comment l’esprit a pu être emprisonné pendant si longtemps, me faisant souffrir ainsi de la pire des maladies de ce monde : l’ignorance. Après toutes ces époques de malbouffe qui nourrissaient cette ignorance, mon esprit commence à recevoir une nourriture de plus en plus fine et véritable, préparée avec le plus grand soin par la Haute Cuisine de l’Esprit universel. Les concepts mentaux se brisent à grand éclat. Je pourrais en citer à remplir des livres. Rassure-toi, je ne vais pas te refiler le lest des faux concepts du monde cave-rnesque mais seulement en évoquer quelques-uns au hasard.

Commençons par la notion de la vie. Dans la prison du mental, [on] a opposé la vie à la mort, comme si la vie pouvait mourir. Comment la vie peut-elle mourir si son action créatrice est de vivre, c’est-à-dire de générer la vie ? C’est absurde, tu me l’accorderas. La vie EST et l’Être ne peut pas mourir. La vie, sur le plan universel – et nous faisons jusqu’à nouvel avis partie de l’univers –, est intemporelle et éternelle. 
Si ce fameux [on] voulait en toute logique opposer quelque chose à la mort – qui, d’ailleurs, est aussi un faux concept –, autant prendre la ‘naissance’ ou la ‘conception’ (de vie) : c’est une question de logique. Certes, ce concept fait (souvent) allusion à la vie du corps, comme si le corps représentait la vie d’un être. C’est un peu comme si un conducteur de voiture proclamait : « La voiture c’est ma vie. » Si ce [on] voulait au moins être un minimum précis, il devrait nommer cette période entre la conception (ou naissance) et la mort : l’existence. Car le terme existence fait allusion à la ‘vie de la forme’.

Tu pourrais me reprocher de pinailler sur les mots. Mais les mots sont créateurs de réalités. Si ces réalités sont erronées, les mots t’enferment dans des fausses réalités et c’est précisément ce que j’essaie d’expliquer.

La Vie EST (éternelle). De la Vie émanent des formes, des différentes expressions ou manifestations. Ces formes, tant qu’elles sont alimentées par (l’énergie de) la Vie, sont vibrantes. Par contre, elles se désintègrent lorsqu’elles ne sont plus alimentées. Il en est de même avec l’existence du corps physique qui n’est autre qu’une forme, une expression de la Vie. Il va de soi que plus l’énergie de vie circule à travers le corps, plus il est vibrant. Mais je n’ai pas l’intention de m’étaler là-dessus ici.

Le célèbre [on] m’a fait croire qu’il n’y avait qu’une seule vie, ce qui se révèle, avec ce qui précède, comme une absurdité énorme.

Ne pas croire en des vies multiples (antérieures) n’est pas seulement insensé, mais t’empêtre dans une compréhension de la Vie erronée. Le seul sens de l’existence consiste à permettre à l’âme (incarnée) d’évoluer à travers les vécus et les expériences et cela jusqu’à ce que toute manifestation de vie (re)trouve son expression parfaite, donc divine. L’âme vise toujours un plan d’évolution optimale. Il est évident que l’ego (séparé) ignore cela et « se la joue » en se prenant pour un (petit) dieu. Connais-tu une âme (à l’exception d’un grand avatar) qui aurait été capable d’intégrer tous les apprentissages la menant à la perfection divine en une seule existence ?

Tous ces faux concepts issus de mes conditionnements ont créé une énorme confusion dans mon esprit. Comme toi, j’ai évolué à travers les expériences : un chemin empli de douleurs et riche de souffrances, pour apprendre. Certes, cela m’a aidé à ouvrir le cœur. Maintenant que mon esprit s’est hissé au quatrième étage (de conscience) de ma maison de vie, mes apprentissages commencent à être guidés par la sagesse, la joie et l’amour.

Le mauvais usage de ton libre arbitre t’a détourné de ta divinité. Tu t’es perdu et as recherché, en vain, la reconnaissance à l’extérieur. Alors que seule la reconnaissance de ta divinité (en toi), te permet de te reconnaître toi-même et d’honorer ton SOI supérieur.

Mon nouveau guide, la sagesse (universelle), m’enseigne les lois de la Vie. Dans ce contexte, j’aimerais juste citer la loi de ‘cause à effet’, parfois nommée également loi du karma. Ce dernier nous donne la chance d’apprendre ce que nous devons apprendre. « Chaque cause a une conséquence », nous apprend cette loi et personne n’y échappe. C’est le propre d’une loi (universelle) de s’appliquer et, passez-moi l’expression : « la loi s’en fiche que j’y croie ou pas, elle est. » Cette loi est comme une sorte de gardien de l’équilibre ou de justice-justesse universelle. Si j’ai fait une mauvaise utilisation de l’énergie de la Vie (universelle), je crée un déséquilibre et la loi me demande de rétablir cet équilibre, en me proposant (plus tard) une conséquence (dans la mesure de ma cause) qui me permet de le « réparer ».

C’est la mauvaise compréhension et utilisation de mon libre arbitre qui m’ont conduit à créer de la disharmonie dans plusieurs de mes existences. En effet, dans les existences qui ont suivies, j’ai eu l’opportunité de recréer l’harmonie et cela jusqu’à ce que je retrouve l’équilibre qui me rende libre (et qui me libèrera de la roue karmique).

Être libre, dans ce sens, veut dire : exprimer la vie universelle dans sa pureté et sa perfection. Ainsi, je deviens un courant de vie individualisé de la Vie de l’univers. N’oublions pas que les deux ingrédients majeurs de la Vie sont : Lumière (Conscience) et Amour.

Ainsi, le quatrième étage de ma maison de vie me conduit à une compréhension de plus en plus inclusive et systémique de la Vie. Le flux de la connaissance universelle se remet en mouvement pour remplacer les connaissances cave-rneuses et putréfiées.

Une autre loi, la ‘loi de l’Esprit’, est venue frapper à ma porte, non pas pour se moquer de l’exiguïté de mon mental rationnel qui se prenait carrément pour un esprit érudit, mais pour ouvrir ce dernier à sa véritable grandeur. D’abord, mon guide, la sagesse, m’a chuchoté très délicatement les vérités en grandeur nature (universelle) à l’oreille (du cœur) pour que je ne prenne pas trop peur. Cela a fait éclater progressivement les limitations de mon mental.

Mère Sagesse me dit à voix douce : « Tout est Esprit. Il n’y a rien en dehors de l’Esprit. » Rien que cette simple phrase a mis immédiatement fin à mon esprit de dualité, qui s’est révélé définitivement être hors la loi. Cela m’a rappelé à l’ordre (universel) en remontant les bretelles de mon esprit qui s’était égaré dans les méandres de l’illusion intellectuelle. Mère Sagesse m’a pris par la main pour guider mon esprit vers des états expansifs de conscience.

Me voilà franchissant le seuil du quatrième étage, éclairé par la lumière de la Conscience qui porte un coup fatal à l’ignorance.

Étincelles de conscience – 2ème partie

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est IMG_4396-1200x900.jpg.

Sortir de l’illusion et évoluer vers la Liberté de l’Être

Évoluer vers la Liberté de l’Être

1

Retour à la Maison

Qu’est-ce que la vie, alors, si elle n’est pas ce que je croyais – ou ce que l’on m’a fait croire ?

Qui suis-je, si je ne suis pas celui que je croyais être et qui ne faisait que jouer un personnage dans un théâtre d’ombres, vêtu d’un faux costume ?

Au moment où je me pose sincèrement ces questions, je deviens un chercheur de vérité. « Cherche et tu trouveras », est l’invitation qui s’adresse à celui et celle qui se mettent en chemin vers la vérité de leur être et de la vie. De ce choix découle inévitablement un engagement sans relâche.

Si, jusqu’à présent, j’ai navigué dans des eaux mensongères et illusoires, je suis dès lors convié à naviguer vers des eaux, des terres et des airs inconnus. Cela ne va pas sans qu’il faille quitter les zones connues où j’ai pu m’installer dans un confort factice qui semblait me rassurer. Ainsi, « je ne sais rien et ne connais rien », devient l’attitude avec laquelle le navigateur part pour une nouvelle aventure qui le conduira à découvrir des territoires inconnus.

L’inconnu devient alors l’espace habituel dans lequel j’évolue. Un espace où il n’y a ni concepts ou idées préconçues, ni mémoires du passé, libre de tout schéma de pensée et de comportement issu de conditionnements. Qu’adviendra-t-il alors ? Je ne le sais pas… et je l’accepte !

J’abandonne tout ce que j’ai connu et ce que je crois connaître. J’entre dans une sorte de point zéro, complètement présent à l’instant, sans temps ni espace. Je me trouve (comme) au début de la création de mon être, avant et sans les influences venant du (faux) monde extérieur. J’entre dans un état d’être pur et innocent.


Le vrai lâcher-prise signifie abandonner toutes tes actions au Soi supérieur (intérieur). Ce dernier est une fractale du Tout universel, à travers lequel s’écoule la Source de toute Vie.


Cela me place dans une humilité qui me permet d’accueillir. Tant que je crois savoir et connaître, ma coupe de vie est encore remplie de choses futiles et troubles, incapable d’accueillir l’essence de la vie. Le fait de jeter par-dessus bord tout le bazar accumulé dans mon intellect, y compris la contrefaçon de l’habit de l’érudit, s’est présenté à moi comme une conséquence inévitable.

Il n’y a plus rien à savoir lorsque tout est su.


Me délester, couche par couche, de tous mes faux habits jusqu’à ce que j’arrive dans le vide où il semble plus rien n’y avoir. Ce vide qui fait tant peur à l’ego ! Ce dernier tremble, terrorisé par sa vision d’un vide où rien ne subsiste. En effet, lorsque j’entre dans ce vide qui se révèle plein, il n’y a plus rien pour l’ego. Mais c’est précisément dans ce vide silencieux que la Vie afflue pour remplir ma coupe de vie.


La Vie s’exprime par deux grands principes : L’Esprit/Intelligence de l’univers et l’Âme/Amour universel. Le premier régit le mouvement associé à l’évolution de la Conscience et le deuxième maintient l’union entre toute expression de la Vie.


Le grand courant de vie peut alors commencer à affluer à travers moi et je deviens littéralement un courant de vie individualisé. Voilà le nouvel état d’être : lorsque l’ego a abdiqué et cédé la place au Soi supérieur (intérieur).

Cela génère l’ouverture qui me permet d’explorer de nouveaux « espaces » de conscience. Je l’imagine comme une maison composée de plusieurs étages. Toutefois, jusqu’à présent, je n’y avais habité qu’un seul étage : la cave. Chaque étage de la maison représente un état de conscience à travers lequel la vie se révèle à moi et s’exprime. Plus je monte les étages, plus mon champ de vision de la-des réalité-s de la vie s’élargit. Il n’y a pas un étage meilleur qu’un autre. Il ne s’agit que de vécus et d’expressions différentes de la grande Vie. Ainsi, à chaque état de conscience correspond un champ de fréquence vibratoire et y est associé un champ d’expression de la vie. 


Cela n’a rien d’abstrait. Imagine simplement une maison avec une douzaine d’étages. Trois étages se trouvent au sous-sol, lequel est généralement dépourvu de lumière du jour. Chaque étage offre une autre vue, révélant des aspects divers et multiples de la vie.
Certes, il est utile de me rendre de temps en temps dans la cave de ma maison, mais de m’y installer en permanence n’a plus de sens pour moi. Ce n’est pas pour autant que je jugerais ceux et celles qui y vivent en permanence -et souvent dans l’ignorance-.

Tel un aventurier, j’accueille l’élan de découvrir la maison à la lumière de la conscience. Je commence à explorer ma maison à tous ses étages et jusqu’au dernier recoin. J’ai alors la bizarre sensation de rentrer chez moi et de commencer à y habiter véritablement.

Comme pour n’importe quel voyage d’exploration, je fais les préparatifs : je passe d’un état de faire à un état d’être – j’ai longtemps fait pour être et maintenant je choisis d’être pour faire. En fait, je préfère dire pour agir. J’abandonne tout ce qui est de l’ordre du personnage (de l’ego), je me délivre des peurs, des jugements, des interprétations et m’aligne sur mon être essentiel. J’ai un amour de moi profond – cela n’a rien d’égoïste ; seul l’ego dépourvu d’amour peut être égoïste. J’abandonne mon identification à la vie dans la cave comme seul espace de réalité. Cela ouvre la porte à l’esprit et l’invite à entrer en de nouveaux espaces (de conscience et de vie). Je mets également le ressenti et les sensations dans mon sac de voyage. J’en aurai besoin pour que les vécus des différents états de conscience soient vivants et vibrants. D’ailleurs, une prise de conscience purement mentale n’a pas la même profondeur qu’une prise de conscience issue d’un vécu associé à des sensations et ressentis. Le seul passeport de voyage valable est l’amour. Il me permet de franchir toute frontière et d’abandonner toute limitation.


Tu ne t’identifies plus au personnage qui a joué au faux maître de ta maison. Tu sais que tu n’es pas ton corps physique, ni tes pensées, ni tes émotions. Il s’est révélé à toi que les corps – physique, énergétique (éthérique), mental et émotionnel – sont des véhicules d’expression de la Vie universelle, tous précieux et indispensables pour manifester la vie.

Saurais-tu confondre le véhicule et son conducteur ? le cheval et son cavalier ? Vraiment, quelle super aliénation d’esprit – qui a pourtant régné si longtemps et maintenu l’esprit des êtres humains dans la confusion – !

Il s’est également révélé à toi que « corps-esprit-âme » étaient des véhicules essentiels, indispensables et inséparables pour exprimer la Vie. 
Le premier véhicule, sous forme des corps physique et énergétique (éthérique), est celui de l’incarnation (sous forme humaine).
 Le deuxième, sous forme d’un corps invisible (aux sens physiques), est le véhicule de l’Esprit (universel).
 Le troisième, sous forme d’un corps de lumière, constitue le véhicule de l’Âme (universelle).


Avec mon baluchon d’explorateur, je pars à la découverte de ma maison dont j’ignorais la majeure partie. Parfois, je me pose encore la question : comment était-ce possible de rester confiné si longtemps dans la cave de ma maison ?

Je pars avec l’engagement ferme de faire, progressivement, des étages éclairés par la lumière du jour (de la conscience), mon logis principal. Je ne retournerai à la cave que lorsque le besoin m’y appellera : enlever d’éventuels cadavres dans mes placards de cave ; jouer en conscience dans le théâtre d’ombres pour y distribuer humblement des invitations à s’éveiller de l’état de somnambule et servir de panneau indiquant la sortie du théâtre, respectivement du cinéma ; régler certaines affaires cave-rnesques auxquelles je serai encore lié tant que je participerai au théâtre mondial, humain et terrestre, dans l’intention claire que ma participation à ce jeu diminue progressivement et que ma créativité se déploie de plus en plus dans les étages supérieurs de ma maison de vie.


L’humilité, la gratitude et la paix intérieure t’ouvriront les portes qui te conduiront vers de nouveaux espaces de Conscience et de Vie infiniment plus lumineux et joyeux.